Hoigirl en perdition
Vous dites?
Le temps a passé, n'est-ce pas?
Ça fait presque un an que j'ai écrit mes derniers mots ici...
Mots jetés au néant, et c'est très bien comme ça.
Il y a un an, Il allait venir me voir, et il est venu... Et tout a recommencé...Ou plutôt, tout a repris là où ça s'était arrêté, sauf que nous avions vécus, et moi, je n'avais plus peur de rien. Et tout ce en quoi je ne croyais plus à ressurgit, tous les souvenirs enterrés et bétonnés. Tout ça a ressurgit, et j'me suis plus arrêté d'pleurer pendant des jours. Jours perdus à pleurer sur le passé perdus et gâchés, mais passés, toujours. Et le présent était et est précieux, est tous les rêves, tous les espoirs qui avaient été perdus. A force de pleurer toute seule en l'attendant pour de vrai, j'me suis enfui d'la où j'm'obligeais à rester enfermé, et c'est bien c'que j'ai fait d'mieux ces dernières années. J'me suis enfuie en pleurant, et ensuite, ça a été très dur, même s'il y avait ses bras, et heureusement, les pleurs ont cessé y a pas tellement longtemps. J'm'étais enfuie, et juste après, tout ce qui me restait, c'était les très vieux souvenirs, la vieille onte qui ressurgissait, et pas réussir à lui dire les mots d'lépoque...
Et puis j'ai réussi, alors j'ai ravalé ma haine de moi, et ensuite, ma haine infinie du monde, j'ai réappris à l'tolérer, à plus pleurer.
Maintenant, quand je suis seule et que je l'attends, je reste dans la noir, à regarder l'plafond. C'est peut-être pas très glorieux, mais au moins, y a pas d'pleurs. Et je sais qu'ça passera. J'le sens, ça s'bouge à l'intérieur. Y a des idées qui reviennent, des envies, du plaisir et puis des rires. Et puis les gens. Doucement.
J'ai accepté, l'enfance et la jeunesse sont achevées, j'ai plus qu'un pied à terre, mais c'est plus tellement chez moi. J'ai des affaires, mais ça fait tellement longtemps qu'elles sont là, que je ne les ai plus regardées, que je l'en fous complètement.
J'ai accepté, de rentrer à la maison, et de la trouver vide, et puis de voir personne, et puis qu'il y fasse froid.
J'ai accepté, de toute façon, ça sert à rien d'pleurer, y a bien d'autres choses à vivre avant d'chuter dans l'néant.
Alors, bon, y a plus rien qui compte vraiment, à part lui et l'bonheur que j'veux voir dans ses yeux, et puis quelques autres gens. Et ça évite de pleurer, d'penser comme ça, ça évite de se souvenir.
Toute ma vie, celle que j'ai connu, a explosé comme une supernova, et il ne reste rien.
Alors, j'irai construire la mienne nullepart, lui et moi, on fera que traverser, on s'accrochera nullepart. Puisque de toute façon, il ne reste rien.Juste le néant.
Je suis presque libre.
La liberté, je la vois, au loin, et je cours vers elle.
Ça ne sert à rien de lui crier de m'attendre, il faut la rattraper...
-
J'écoute Avec le Temps, et ça me déchire le ventre.
Pourtant, il est tellement proche.
Je vais revoir ses yeux dans tellement peu de temps, et je ne comprends même pas le déchirement.
Putain de trippes à la con.
Il va venir me voir, ça ne me fait rien, je m'en fou, je crois que j'ai arrêté de l'attendre.
"Vides de rêves, on se gaverait du monde sans être rassasiés".
Tu parles, j'ai pas lu cette phrase depuis des siècles et elle me trotte dans la tête depuis que je suis revenue dans mon pays.
Ce n'est plus -Nothing else fucking matters-, je suis juste dans un état de -Nothing matters-.
Genre, je crois que je suis tombée dans l'individualisme-nihilisme que j'ai tellement cherché.
Dur-dur d'être un bébé.
"L'autre pour qui l'on aurait vendu son âme pour quelques sous"
Ouais.
et puis "Avec le temps va, mouhahahaha"
Et ouais aussi.
Je suis une bâtarde, je veux un mouvement, un minuscule, un micro-mouvement.
J'ai rien que mon mouvement qui est ma vie entière, où je suis seule à crever dans mon âme.
Et le corps qui frôle, qui sert, qui parle, rit, titube, s'écroule, mais ne pleure même plus.
Putain de corps qui ne pleure plus.
Alors que l'âme...
Ouais, bof, même l'âme ne pleure plus.
Je suis dans une errance plus forte encore que le désespoir, et je ne sens rien.
J'ai beau courir, hurler, rire grassement, je ne sens rien.
Anesthésiée, par je ne sais quoi.
Putain de nihilisme. Les nihilistes sont forcément blasés, je disais.
Et quand tu t'habitues au nihilisme, tu deviens quoi?
Corps inerte, amorphe.
Esprit vide, errant.
Fantôme de souvenirs.
Courir, hurler dans le silence.
Rêver, ne plus se souvenir.
Avancer, No Future.
Tant pis, on vera bien.
Carpe diem. Il n'y a plus rien.
Tant pis.
Souvenirs d'enfance perdus.
Rire perdu dans les souvenirs.
Ces souvenirs se sont pris un arbre. Le rire a cessé.
Tant pis.
Putain
J'arrive plus à écrire bien.
Les mots viennent plus quand il faut.
Ils se barrent je sais pas où, et je trouve pas le bon au bon moment.
Comme si j'étais plus qu'une putain d'ombre, et rien d'autre.
Je relis ces pages, et j'me dis que c'est kiffant, et que les dernières semaines ont été pitoyables.
Pitoyable sur le papier, mais putain, pas dans les yeux.
C'est tout.
.
Où suis-je?Où suis-je?Où suis-je?Où suis-je?Où suis-je?Où suis-je?Où suis-je?Où suis-je?Où suis-je?Où suis-je?Où suis-je?Où suis-je?Où suis-je?Où suis-je?Où suis-je?Où suis-je?Où suis-je?Où suis-je?Où suis-je?Où suis-je?Où suis-je?Où suis-je?Où suis-je?Où suis-je?Où suis-je?Où suis-je?Où suis-je?Où suis-je?Où suis-je?Où suis-je?Où suis-je?Où suis-je?Où suis-je?
"Le Temps File à une vitesse Folle sans qu'on puisse le rattraper
...
Courage..."
Il me répond ça.
Ces mots que j'ai attendu à chaque fois que j'ai écris quelquechose au ciel ou à quelqu'un.
Il m'a répondu ça en décallage de ce que je lui avais écrit en souvenir d'un soir infini.
Je crois que ça a été le début de tout.
Ce foutu concert du gars usé.
Un soir de jeunesse, d'enfance presque, il y a 4 ans.
Ça passe tellement vite...Aussi vite pour lui que pour moi, que pour elle.Ma soeur de vie.
La troisième de notre trio d'âmes soeurs.
Et puis, un jour, ça fait 4 ans, alors qu'à l'époque, on n'y pensais même pas, à ce qu'on serait 4 ans plus tard, à tout ce qui nous attendait.
Putain, comment savoir à l'avance ce qui nous tomberait dessus.
Le poids des mots, des âmes-boulets, et puis la liberté aussi!
La Beauté! Partout! 7fois!
Et sombrer, aussi! Comment savoir ça?
Et puis, un jour, apr!s tout ça, ressortir la tête, ne pas comprendre pourquoi ni comment.
Et puis redevenir courageuse, parce que c'est lui qui l'a dit.
Parce qu'il me l'a écrit, et que je l'aime à crever ma vie entière.
Et surtout, ne même plus pleurer
Comment imaginer qu'un jour, on ne pleure plus sur ce qu'on n'imagine pas?
Haha.
"Je parade au défilé de la liberté, mais tant que je t'aime, je ne suis pas libre"
Vio
Mais je crois que je suis libre, maintenant!
Qu'avec ce courage qu'il m'ordonne, il m'a rendue libre, après la liberté à l'autre bout du monde, je n'avais plus été libre.
Et voilà qu'un matin, il me réveille pour me dire que je suis libre!
Putain, je suis libre!
Si je suis libre, je peux faire n'importe quoi!
Alors, je vais courir dans le nid où je brûle d'aller, parce que jai envie de prendre quelqu'un dans mes bras.
Je suis libre, rien ne m'empeche de rien!
La liberté, c'est l'nihilisme!
C'est parti!Je suis L_I_B_R_E_!
Passée!, la douleur
En fait, je suis égoïste, et j'essaye d'être libre...
Alors, les enfants et l'mariage...
Si c'est pour finir par divorcer salement, et trimballer ses gamins dans 15 appartements, pour qu'ils se retrouvent complètement perdus dès qu'ils regardent la rue,
A part..bien sûr, si tu es sûre que c'est l'âme soeur, si tu es sûre que quand tu le regardes tu ne vois personne d'autre, si tu es sûre que c'est celui que tu as tjs cherché, si tu es sûre qu'il te fera tjs rire, si tu es sûre que ce qui te plais, ce qui est ta vie, est possible avec lui, alors, je dis oui tout de suite...
Mais bon...pour ça, il faudrait ne jamais l'avoir connu.
Et surtout ne jamais l'avoir perdu!
Perdu, à cause de ces putains de kilomètres qui n'en ont pas fini de me traverser le coeur.Et le temps! Surtout à nos âges, le temps est trop précieux, pour le laisser décoller vers la lune comme ça.
Puis, comme tout s'en va, l'idéal est remplacé par des restes de lui qu'on cherche et qu'on trouve dans d'autres...Mais il en faut tellement! Il en faut tellement pour retrouver tous ses restes!Je crois bien qu'il faut toute la vie, et encore! je n'suis même pas sûre que ça suffise!
Son image d'antan fait toujours autant mal, mais la douleur est glaciale,la douleur rappelle le passé, la douleur résonne juste, elle n'existe plus vraiment.
Il y en a tant d'autres, d'hommes, d'odeurs et de douleurs, mais aucun n'est lui, mais aucune ne le rappelle, mais aucune n'est aussi sourde...
Putain, c'est trop dur de devoir être adulte.
De le voir adulte. Ailleurs. La tête toujours ailleurs.
Moi, je serais jamais adulte, je le jure. Jamais.Jamais.Jamais.
Mon merveilleux amour n'existe plus.
Petite fille perdue sous les lampadaires.
Crève, crève, crève, y a rien d'autre à faire.
Si c'est pour passer cette vie à chialer de toutes ces piaules, de toutes ces villes, de tous ces ciels, de tous ces yeux perdus, des déchirures.
Moi, je dis oui tout d'suite, mais c'est plus possible...Jamais.
-??-
Putain, j'aurais voulu être un homme pour pouvoir être homosexuel.
Je me rappelle de l'anonymat, je me rappelle des rues piétones,
je me souviens des murs de la fac, je me souviens du ciel monotone.
Je me souviens du sable et des pavés, je me rappelle de l'ancienne gare,
des rues, des places et des trottoirs, je me souviens du ciel à pein étoilé.
Je me souviens des journées sans rentrer,
de l'hiver vigoureux rendant nos membres lourds,
je me souviens des nuits sans bout, des journées sombres et de la nuit qui tombe.
Je me souviens du tram, des vélos comme à Amsterdam,
de nos corps collés et marchants à travers le blizzard du temps.
Je me souviens du cube noir, au début de l'aventure,
de mon coeur s'embrasant dans cette salle de théatre.
De sophie, de mathieu, de polyne
de gauthier hurlant dans la nuit
de max, perdu dans ce pays
de ségo, de yann, aude et petit pierre
capucine, yvan, pauline, clara
eva, violette, stephanie, hélène,
andreea, nico, nico, pia,
loïc, adjal, carole,
du fec, du stifft, de la gallia,
du palais u, du patio, du portique,
des bibliothèques et de la passerelle.
de tonio et fred,
de l'exil et dus.
polyne, encore, toujours.avec maxime à la cafet' de chimie,
à essayer d'oublier qu'elle va avorter.
et M. .
M. dans la nuit.
M. nu.
M. triste.
M. frigorigifié.
M. partout, mais jamais là.
Et M. à Brest, et strasbourg tellement loin.
Je me souviens de la salle Erasme
Et de la plus belle chanson du monde
Quand tout commençait.
Quand rien n'était écrit. Rien du tout.
Maman, viens...
Aide-moi
Dis-moi que tout ira bien.
Dis moi que nous sommes bien il y a longtemps dans cette salle de bain.
Dis moi que je sors du bain, et que tu vas me sécher dans une grande serviette.
Dis moi qu'il fera chaud dans la salle de bain, et qu'il y aura des crèpes dans la cuisine.
Dis moi que tout sera comme quand j'étais petite, maman.
Dis moi que rien n'a changé et que tu es encore là,
Dis moi que j'aurais pas aussi mal à l'âme de cette solitude éternelle.
Dis moi que le monde était déjà comme ça mais que je voyais rien, maman.
J't'en prie, maman, reviens. Reviens vite.
Parce que je vais pas tenir longtemps dans ce désespoir-là.
M'abandonnes pas, s'teuplait.
Maman...Maman...viens, j't'en prie.
B. , 16 septembre 2006