Quand tu la combats, elle est
partout, t’en ressens chaque seconde.
Elle t’étouffe, te rend fou, te
rend libre, te déchaîne.
La solitude nous poursuit dans
les foules et dans nos rêves.
Elle nous envahit, puis
disparaît, et reviens, plus forte, sans trêve.
Il n’y a pas de repos pour toi,
pas de repos pour nous.
À peine lucides, elle nous rempli
d’effroi
À peine survécus, elle nous
ressert la gorge.
À peine vécu, elle nous anéantit.
À peine debout, elle nous
précipite à terre.
Elle angoisse…
Elle ne veut que notre salut…

Je dors sur un matelas sans draps depuis 4 jours
Parce
que mon corps ne m'appartient plus
Parce
que même au ciel, je ne crie plus
Je
me tais plus fort
Je
me tais plus mal
Je
périclite doucement
Je
bascule dans l'abîme
En
rêvant encore de Liberté...
Il
neige, et la neige tient
J'ai
fini par la haïr
J'ai
fini par tout haïr
Même
mes odeurs connues disparues
Remplacées
par les odeurs en boîte.
A
jamais.
Je
crie au massacre de mon existence!
Je
crie à l'abandon involontaire!
Je
crie au désordre extérieur et intérieur!
Je
crie mais je me tais
Et ma guitare me brave depuis toutes ces journées .