Hoigirl en perdition
samedi, juillet 22, 2006
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[ C’était l’hiver – Cabrel ]

 

 

[  C’était l’hiver – Cabrel ]

 

 

 

Petite…

Petite…

Dis-moi que tu survivras.

Que tu vivras plus longtemps, même si t’y crois pas, même si tu veux plus.

 

Dis-moi, crie-le moi, jure le moi.

 

Dis-moi que c’est pas par  hasard que tu découvres ces mots ce soir, alors que t’en connaissais tellement d’autres depuis toute ta vie.

 

 

 

 

 

 

 

                   Elle disait "j'ai déjà trop marché,

                   Mon cœur est déjà trop lourd de secrets,

                   Trop lourd de peines"

                   Elle disait "je ne continue plus,

                    Ce qui m'attend, je l'ai déjà vécu.

                   C'est plus la peine"

                   Elle disait que vivre était cruel

                   Elle ne croyait plus au soleil

                   Ni aux silences des églises

                   Même mes sourires lui faisaient peur

                   C'était l'hiver dans le fond de son cœur

                   Elle disait que vivre était cruel

                   Elle ne croyait plus au soleil

                   Ni aux silences des églises

                    Même mes sourires lui faisaient peur

                   C'était l'hiver dans le fond de son cœur

                   Le vent n'a jamais été plus froid

                   La pluie plus violente que ce soir-là

                   Le soir de ses vingt ans

                   Le soir où elle a éteint le feu

                   Derrière la façade de ses yeux

                   Dans un éclair blanc

                   Elle a sûrement rejoint le ciel

                   Elle brille à côté du soleil

                   Comme les nouvelles églises

                   Mais si depuis ce soir-là je pleure

                   C'est qu'il fait froid dans le fond de mon cœur

                   Elle a sûrement rejoint le ciel

                   Elle brille à côté du soleil

                   Comme les nouvelles églises

                   Mais si depuis ce soir-là je pleure

                   C'est qu'il fait froid dans le fond de mon cœur

 

 

 

 

 
  -Y-




Personne.
Il n'y a absolument personne au-dessus de toi.
Personne à part les génies.
Les génies et les sages.


Le Monde est le Monde.
Les humains sont des humains. Rien d'autre.
Chair, eau, mélanine, digestion, matière fécale, kératine, pores, calcium, dioxygène, salive, pulsion, besoin, désir, solitude. Personne n'est supérieur à toi. Oh! Oui! Personne!

Les humains sont minuscules, et seuls, ils sont vains.
Ils ne sont rien de plus que toi.

C'est pour ça que tu continueras à marcher seule.

Parce que tu as refusé d'être minuscule et vaine.
Tu veux être tout ou rien.


Tout ou rien. Mon amour. Mon âme. Ma vie.



 
in Con-Soma-tion

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