Hoigirl en perdition
lundi, mars 24, 2008
  Vous dites?
Le temps a passé, n'est-ce pas? Ça fait presque un an que j'ai écrit mes derniers mots ici... Mots jetés au néant, et c'est très bien comme ça. Il y a un an, Il allait venir me voir, et il est venu... Et tout a recommencé...Ou plutôt, tout a repris là où ça s'était arrêté, sauf que nous avions vécus, et moi, je n'avais plus peur de rien. Et tout ce en quoi je ne croyais plus à ressurgit, tous les souvenirs enterrés et bétonnés. Tout ça a ressurgit, et j'me suis plus arrêté d'pleurer pendant des jours. Jours perdus à pleurer sur le passé perdus et gâchés, mais passés, toujours. Et le présent était et est précieux, est tous les rêves, tous les espoirs qui avaient été perdus. A force de pleurer toute seule en l'attendant pour de vrai, j'me suis enfui d'la où j'm'obligeais à rester enfermé, et c'est bien c'que j'ai fait d'mieux ces dernières années. J'me suis enfuie en pleurant, et ensuite, ça a été très dur, même s'il y avait ses bras, et heureusement, les pleurs ont cessé y a pas tellement longtemps. J'm'étais enfuie, et juste après, tout ce qui me restait, c'était les très vieux souvenirs, la vieille onte qui ressurgissait, et pas réussir à lui dire les mots d'lépoque... Et puis j'ai réussi, alors j'ai ravalé ma haine de moi, et ensuite, ma haine infinie du monde, j'ai réappris à l'tolérer, à plus pleurer. Maintenant, quand je suis seule et que je l'attends, je reste dans la noir, à regarder l'plafond. C'est peut-être pas très glorieux, mais au moins, y a pas d'pleurs. Et je sais qu'ça passera. J'le sens, ça s'bouge à l'intérieur. Y a des idées qui reviennent, des envies, du plaisir et puis des rires. Et puis les gens. Doucement. J'ai accepté, l'enfance et la jeunesse sont achevées, j'ai plus qu'un pied à terre, mais c'est plus tellement chez moi. J'ai des affaires, mais ça fait tellement longtemps qu'elles sont là, que je ne les ai plus regardées, que je l'en fous complètement. J'ai accepté, de rentrer à la maison, et de la trouver vide, et puis de voir personne, et puis qu'il y fasse froid. J'ai accepté, de toute façon, ça sert à rien d'pleurer, y a bien d'autres choses à vivre avant d'chuter dans l'néant. Alors, bon, y a plus rien qui compte vraiment, à part lui et l'bonheur que j'veux voir dans ses yeux, et puis quelques autres gens. Et ça évite de pleurer, d'penser comme ça, ça évite de se souvenir. Toute ma vie, celle que j'ai connu, a explosé comme une supernova, et il ne reste rien. Alors, j'irai construire la mienne nullepart, lui et moi, on fera que traverser, on s'accrochera nullepart. Puisque de toute façon, il ne reste rien.Juste le néant. Je suis presque libre. La liberté, je la vois, au loin, et je cours vers elle. Ça ne sert à rien de lui crier de m'attendre, il faut la rattraper...
 
in Con-Soma-tion

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