[ C’était l’hiver
– Cabrel ]
Petite…
Petite…
Dis-moi que tu
survivras.
Que tu vivras
plus longtemps, même si t’y crois pas, même si tu veux plus.
Dis-moi, crie-le
moi, jure le moi.
Dis-moi que c’est
pas par hasard que tu découvres
ces mots ce soir, alors que t’en connaissais tellement d’autres depuis toute ta
vie.
Elle disait "j'ai déjà trop
marché,
Mon
cœur est déjà trop lourd de secrets,
Trop
lourd de peines"
Elle
disait "je ne continue plus,
Ce qui m'attend, je l'ai déjà vécu.
C'est
plus la peine"
Elle
disait que vivre était cruel
Elle
ne croyait plus au soleil
Ni
aux silences des églises
Même
mes sourires lui faisaient peur
C'était
l'hiver dans le fond de son cœur
Elle
disait que vivre était cruel
Elle
ne croyait plus au soleil
Ni
aux silences des églises
Même mes sourires lui faisaient peur
C'était
l'hiver dans le fond de son cœur
Le
vent n'a jamais été plus froid
La
pluie plus violente que ce soir-là
Le
soir de ses vingt ans
Le
soir où elle a éteint le feu
Derrière
la façade de ses yeux
Dans
un éclair blanc
Elle
a sûrement rejoint le ciel
Elle
brille à côté du soleil
Comme
les nouvelles églises
Mais
si depuis ce soir-là je pleure
C'est
qu'il fait froid dans le fond de mon cœur
Elle
a sûrement rejoint le ciel
Elle
brille à côté du soleil
Comme
les nouvelles églises
Mais
si depuis ce soir-là je pleure
C'est
qu'il fait froid dans le fond de mon cœur