Passée!, la douleur
En fait, je suis égoïste, et j'essaye d'être libre...
Alors, les enfants et l'mariage...
Si c'est pour finir par divorcer salement, et trimballer ses gamins dans 15 appartements, pour qu'ils se retrouvent complètement perdus dès qu'ils regardent la rue,
A part..bien sûr, si tu es sûre que c'est l'âme soeur, si tu es sûre que quand tu le regardes tu ne vois personne d'autre, si tu es sûre que c'est celui que tu as tjs cherché, si tu es sûre qu'il te fera tjs rire, si tu es sûre que ce qui te plais, ce qui est ta vie, est possible avec lui, alors, je dis oui tout de suite...
Mais bon...pour ça, il faudrait ne jamais l'avoir connu.
Et surtout ne jamais l'avoir perdu!
Perdu, à cause de ces putains de kilomètres qui n'en ont pas fini de me traverser le coeur.Et le temps! Surtout à nos âges, le temps est trop précieux, pour le laisser décoller vers la lune comme ça.
Puis, comme tout s'en va, l'idéal est remplacé par des restes de lui qu'on cherche et qu'on trouve dans d'autres...Mais il en faut tellement! Il en faut tellement pour retrouver tous ses restes!Je crois bien qu'il faut toute la vie, et encore! je n'suis même pas sûre que ça suffise!
Son image d'antan fait toujours autant mal, mais la douleur est glaciale,la douleur rappelle le passé, la douleur résonne juste, elle n'existe plus vraiment.
Il y en a tant d'autres, d'hommes, d'odeurs et de douleurs, mais aucun n'est lui, mais aucune ne le rappelle, mais aucune n'est aussi sourde...
Putain, c'est trop dur de devoir être adulte.
De le voir adulte. Ailleurs. La tête toujours ailleurs.
Moi, je serais jamais adulte, je le jure. Jamais.Jamais.Jamais.
Mon merveilleux amour n'existe plus.
Petite fille perdue sous les lampadaires.
Crève, crève, crève, y a rien d'autre à faire.
Si c'est pour passer cette vie à chialer de toutes ces piaules, de toutes ces villes, de tous ces ciels, de tous ces yeux perdus, des déchirures.
Moi, je dis oui tout d'suite, mais c'est plus possible...Jamais.